Le train fait son grand retour dans les voyages d’affaires, alors que les entreprises privilégient de plus en plus des choix de déplacement plus réfléchis plutôt que de réserver systématiquement des vols. Voyager en train peut s’avérer moins cher, plus confortable (notamment pour travailler) et permettre de réduire considérablement son empreinte carbone. À une époque où les rapports sur le développement durable deviennent incontournables, il n’est pas étonnant que le train devienne un moyen de transport privilégié pour les voyages d’affaires en Europe.
Dans cet article, nous allons examiner le cadre des « 3 C » : coût, confort et carbone. La meilleure option dépend bien sûr de l’itinéraire, de la distance, de l’expérience du voyageur et des objectifs de l’entreprise. Si l’on met de côté le coût, l’environnement et l’empreinte carbone, voyager en avion peut souvent sembler être la solution la plus pratique ; c’est pourquoi il est important d’analyser la situation dans son ensemble.
Pourquoi de plus en plus d’entreprises choisissent de voyager en train
Avec l’évolution du paysage professionnel, plusieurs facteurs influencent le choix de voyager en train plutôt qu’en avion :
- Les objectifs de développement durable
- L’encombrement croissant des aéroports
- L’amélioration des infrastructures ferroviaires européennes
- Le développement des lignes à grande vitesse
Quand le train est une alternative réaliste
Le train constitue souvent une excellente alternative pour les liaisons directes en Europe, notamment dans le cadre d’un voyage d’affaires en train.
Exemples :
- Paris–Londres
- Madrid–Barcelone
- Bruxelles–Amsterdam
- Berlin–Munich
Consultez nos guides de voyage :

C #1 : Coût : le train offre souvent un meilleur rapport qualité-prix
Le coût est un facteur important à prendre en compte, car le train offre souvent un meilleur rapport qualité-prix global. Le prix initial d’un billet de train peut être moins élevé, mais les gares sont généralement situées en centre-ville, ce qui rend les trajets vers et depuis la gare moins chers et plus pratiques.
Au-delà du prix du billet
De nombreuses entreprises se contentent de comparer le prix d’un billet d’avion à celui d’un billet de train. Pourtant, il est important de prendre en compte le coût total du voyage, qui comprend bien d’autres éléments :
- Les transferts depuis et vers l’aéroport
- Le stationnement
- Les frais de bagages
- Les repas pendant les longues escales
- Le temps perdu pendant le trajet
Les coûts cachés du transport aérien
Il faut également tenir compte des coûts cachés du transport aérien, comme le temps passé à se rendre à l’aéroport et à en repartir, ainsi que l’attente avant l’embarquement. À cela s’ajoutent la nécessité d’arriver suffisamment tôt pour passer les contrôles de sécurité, les transferts plus longs depuis le centre-ville, ainsi que les retards et les annulations.
Quand le train l’emporte sur le plan financier
- Les trajets de moins de 4 à 5 heures
- Les itinéraires de centre-ville à centre-ville
- Les voyages de dernière minute lorsque la disponibilité des vols est limitée
- Les liaisons entre les grandes villes européennes
Liste de contrôle pour une décision rapide
C #2 : Le confort
La plupart des politiques de voyage négligent souvent le facteur de productivité, alors que le confort devrait en réalité être l’une des premières priorités des responsables RH pour répondre à leur devoir de diligence.
Pourquoi le confort est-il important pour les voyageurs d’affaires ?
Le confort est essentiel pour les voyageurs d’affaires, car il influence directement leur productivité, leur bien-être pendant le déplacement et leur satisfaction globale vis-à-vis du voyage :
- Productivité
- Bien-être du voyageur
- Satisfaction liée au voyage
Le confort contribue également aux stratégies de fidélisation, car il favorise le bien-être des voyageurs, aide à prévenir l’épuisement professionnel et crée une expérience positive pour les collaborateurs en déplacement..
C #3 : Carbone : l’avantage de l’éco-responsabilité
Les entreprises suivent de plus en plus des indicateurs tels que les émissions liées aux déplacements et les objectifs ESG. La CSRD (directive européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité des entreprises) devient également un élément clé que les entreprises européennes doivent prendre en compte dans leurs rapports. Les entreprises se tournent aussi vers des pratiques d’approvisionnement plus responsables et, en matière de transport, aucun autre mode de déplacement longue distance ne rivalise avec le train. À titre d’exemple, pour mettre les choses en perspective, un trajet en Eurostar entre Londres et Paris génère seulement 6 kg de CO₂ par voyageur, contre 122 kg pour un vol. En prenant en compte l’ensemble des facteurs, le transport ferroviaire présente donc un impact environnemental plus faible et permet de réduire considérablement les émissions de carbone.

Que peuvent faire les responsables des déplacements pour mettre en place un programme de voyages à faible empreinte carbone ?
- Privilégier le train pour les trajets de courte distance
- Encourager des politiques de réservation qui favorisent le train
- Afficher les émissions de carbone au moment de la réservation
Trouver le bon équilibre entre les 3 « C »
Nous avons examiné les 3 C : coût, confort et empreinte carbone. En fin de compte, le train l’emporte souvent sur ces trois critères, mais explorons un cadre simple qui peut aider les voyageurs d’affaires à faire le bon choix.
Opte pour le train lorsque :
Opte pour l’avion lorsque :
Le billet le moins cher n’est pas toujours le choix le plus judicieux. Lorsque l’on prend en compte l’ensemble des facteurs (coût, confort et empreinte carbone), le train offre souvent de meilleurs résultats pour l’entreprise que l’avion, notamment sur les principaux axes européens de voyages d’affaires.
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